Cela faisait un moment qu’Amnesty International avait oublié de toujours chasser les poux dans les cheveux des Burundais. La hache de guerre est déterrée ; les vieux démons de ses fournisseurs d’informations fallacieuses refassent surface. En effet, dans un rapport manifestement issu d’une enquête de chambre et que même un esprit aux capacités analytiques en-dessous de la moyenne peut trouver aussi fantaisiste que fallacieux , l’ONG vient de tout faire pour vendre l’image de marque du Gouvernement du Burundi au moins-disant : « Les actes d’intimidation et de harcèlement, les arrestations, les placements en détention et les procès iniques visant les défenseur·e·s des droits humains, les militant·e·s, les journalistes et les membres de l’opposition n’ont pas diminué », lit-on dès le tout premier contact avec ce document, comme pour assassiner déjà dans l’esprit du lecteur l’image de marque du Régime de Son Excellence Monsieur Evariste NDAYISHIMIYE, le Président de la République du Burundi.

Je contrattaquerai cet assaut sur trois fronts :
Je ferai d’abord mes considérations sur la période que couvrent les faits sur lesquels se fonde le narratif de ce rapport. Je sonderai, ensuite, le degré de pertinence des crimes attribués directement au régime de Son Excellence Monsieur Evariste NDAYISHIMIYE. J’interrogerai, enfin, ce rapport par rapport à la méthodologie à laquelle ont fait appel ses auteurs.
1. Du contexte temporaire des faits : ou la question de la périodicité du Rapport
L’ONG ouvre et fait cheminer son argumentaire plus que pamphlétaire sur les crimes datant de depuis 10 ans :
« Depuis dix ans, une répression menée par les autorités burundaises a réduit à peau de chagrin la Société civile du pays, autrefois dynamique ».
Ambassade du Burundi à Bruxelles Diplomatie